Comment la mise à jour des algorithmes Google en mars 2024 impact le SEO ?

Conséquences SEO de la Mise à jour majeure des algorithmes Google Search en 2024

Sur son compte Twitter dédié à la recherche (Google Search Central), Google a annoncé, le mardi 5 mars, une mise à jour majeure de ses algorithmes Google Search. L’objectif de cette mise à jour est de « améliorer la qualité des résultats de recherche en réduisant l’affichage de contenus conçus pour générer des clics au profit d’un contenu plus utile », comme précisé dans le blog post. Cette modification pourrait avoir un impact significatif sur les performances de certains sites web, selon les dires de Google. Elizabeth Tucker, directrice du produit Search chez Google, a déclaré à Search Engine Land que « la combinaison de cette mise à jour avec les efforts antérieurs permettra de réduire de 40 % les contenus de faible qualité et non originaux dans les résultats de recherche. » En complément, l’entreprise a mis à jour ses règles anti-spam « pour mieux gérer les pratiques pouvant influencer négativement les résultats de recherche de Google ».

Mise à jour des algorithmes Google en mars 2024

Le premier update majeur des algorithmes de Google Search en 2024

Il s’agit de la première mise à jour majeure des algorithmes de Google Search en 2024. En 2023, la société avait adopté une fréquence de mises à jour soutenue, avec pas moins de quatre mises à jour principales (ou « Core Update ») déployées au cours de l’année, la dernière datant de novembre 2023. En septembre, Google avait également revu son algorithme Helpful Content, visant de la même manière que cette Core Update, à récompenser les sites produisant un contenu fiable répondant aux besoins des utilisateurs.

Le Core Update de mars 2024 est plus complexe que nos mises à jour principales habituelles, car il implique des ajustements sur plusieurs systèmes fondamentaux, annonce Google sans divulguer la nature précise des modifications apportées, qui peuvent cependant impacter significativement les performances d’un site web. L’entreprise indique avoir « amélioré les systèmes de classement principaux pour afficher des résultats plus utiles, en utilisant une variété de signaux et de méthodes ». Une page de FAQ a été mise en ligne pour orienter les professionnels du référencement.

En raison de la complexité accrue de cette mise à jour, le déploiement pourrait durer un mois. « Il est probable qu’il y ait plus de fluctuations dans les classements qu’avec une mise à jour principale régulière », précise l’entreprise. Cependant, en cas de baisse de trafic, il est conseillé d’éviter de réagir précipitamment, mais plutôt de repérer les pages affectées et d’analyser minutieusement leur contenu. Il est habituellement nécessaire d’attendre plusieurs jours avant de constater des évolutions. Comme à chaque sortie d’une nouvelle itération de ses algorithmes, la page récapitulative des mises à jour sera actualisée en fin de déploiement, indique l’entreprise.

Google annonce une évolution des règles anti-spam

Parallèlement, Google révèle avoir ajouté trois règles à sa politique anti-spam afin de « lutter contre de mauvaises pratiques qui ont gagné en popularité » :

  1. Noms de domaines expirés : cette pratique consiste à « acheter un nom de domaine expiré » pour rediriger délibérément les utilisateurs vers du contenu de faible qualité, capitalisant sur la réputation antérieure du site.
  2. Contenu produit à grande échelle : cette technique abusive consiste à alimenter massivement un site avec « de grandes quantités de contenu non original qui offre peu ou pas de valeur aux utilisateurs », généralement produit à l’aide de l’intelligence artificielle. Cette règle vient compléter la politique déjà mise en place par le moteur de recherche pour lutter contre le contenu généré automatiquement.
  3. Réputation de site : selon Google, l’abus consiste à produire des pages tierces, incluant des contenus sponsorisés ou publicitaires, avec « peu ou pas d’implication et de supervision » du site hôte, permettant de manipuler les résultats de recherche en profitant de la réputation dudit site hôte. « Notre nouvelle politique ne considère pas tout contenu tiers comme une violation, seulement celui qui est hébergé sans supervision étroite et qui vise à manipuler les classements de recherche », précise Google.

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